A Mont de Marsan, les sculptures sont intégrées dans la paysage urbain. Depuis 1988, elle son tprésentes partout, grâce à l'opération "Statues dans la rue" : parcs, jardins, places, rues (notamment la rue Gambetta, artère commerçante stratégique).
Il s'agit d'une volonté municipale d'exposer les chefs d'oeuvre à ciel ouvert, rendant ainsi l'art accessible à tous.
La France : bronze - place Abbé Bordes
Cette allégorie de « La France » réalisée en 1923 par Eugène Bourdelle (1861-1929) pour célébrer la victoire de 1918 et l’intervention des Etats-Unis, représente une guerrière.
Elle tient d’une main la hampe d’un étendard et de l’autre, elle salue de son bras replié.
Près d’elle, un serpent s’enroule autour d’un pilastre, symbole de la sagesse et de l’éternité .
La Fontaine : faïence - rue Victor Hugo (square des Anciens Combattants)
Edouard Cazaux
(1889-1947), céramiste, sculpteur, potier, né dans les Landes à Cauneille, a réalisé pour le Pavillon landais de l’Exposition Universelle de 1937 , une fontaine monumentale en céramique adossée au square.
Dans un médaillon central, deux jeunes femmes et une musicienne nues dansent avec allégresse.
Méditation : bronze - place Charles de Gaulle
Le modèle de « Méditation » ( 1928 ), Thérèse, a posé pour six figures de nus réalisées par Robert Wlérick (1882-1944).
C’était une jeune normande de 18 ans, engagée par la famille Wlérick pour faire le ménage.
Disposant ainsi d’un modèle à domicile, le sculpteur étudie en deux ans une grande variété de poses différentes.
Cette statue, aussi appelée « Nu assis », s’inscrit dans une forme ovoïde, traduisant calme et relâchement.
L'Offrande: bronze - pont de l'hôtel de Ville
Cette œuvre réalisée en 1927 par Robert Wlérick , également appelée « Nu allongé » ou « Gaby », présente le corps de Thérèse qui s’arrondit de la tête aux pieds, avec des courbes et des arabesques pour renforcer l’impression de plénitude.
Mobile P.A.1: acier inoxydable - place du Général Leclerc
Achetée en 1974 à l’artiste allemand Günter Tollmann (né en 1926), l’œuvre, dépôt du Fonds National d’Art Contemporain (FNAC), a été installée place de la Mairie en décembre 1996 .
La sculpture invite le spectateur à mouvoir les différents éléments mobiles qui la composent, en offrant une vision sans cesse renouvelée.
L'Athlète Vaincu: Bronze - rond point du Midou
Sculpture réalisée en 1912 par Jean Carton (né en 1912).
La musculature puissante et la pose de cet athlète évoquent les représentations de l’époque hellénistique.
C’est un hymne à la Grèce antique qu’a réalisé Carton, ancien élève des Beaux-Arts de Paris.
La Jeunesse: bronze - esplanade du Midou
Robert Wlérick (1882-1944)
Issu d’une famille d’ébénistes, Robert Wlérick est vite repéré par son professeur, Ismaël Morin au lycée Victor Duruy. De 1889 à 1904, il est élève à l’Ecole municipale des Beaux-arts de Toulouse et il finit par s’installer à Paris. Inspiré par la sculpture antique et la sculpture italienne du Quattrocento, Wlérick développe un art de synthèse et d’interprétation, calme, équilibré, éloigné du lyrisme.
Dès 1907, il participe au Salon de la Société Nationale des Beaux-arts et en 1912, Rodin le félicite pour le plâtre de La petite landaise .
A partir de 1913, il est professeur à l’Ecole Germain Pilon , à l’Ecole des Arts Appliqués et à la Grande Chaumière.
Co-fondateur du Salon des Tuileries avec Despiau, Bourdelle, Dejean et Maillol , il est dès lors sollicité pour de nombreuses manifestations comme les expositions internationales de 1925 et 1937.
La Source: bronze - Jardin St-Vincent, à côté du musée Despiau-Wlérick
Robert Wlérick (1882-1944)
Assia: bronze - rue Gambetta
Cette statue de 1937 témoigne de l’intérêt du sculpteur Charles Despiau pour la représentation du corps, inspirée par les canons antiques (déhanchement, torsion de la tête, bras rejetés vers l’arrière) alors que les traits du visage (les mains et les pieds) sont traités sommairement.
Le modèle, Assia Granatour , très prisé par les artistes et les photographes de l’Entre-deux-Guerres est décédée il y a quelques années.
Calme hellénique: bronze - rue Gambetta
La composition statique et anguleuse de “ Calme hellénique ” développe une véritable rigueur, le «dépouillement architecturé » de Wlérick (1928).
Apollon: bronze - rue Gambetta
La statue d’Apollon par Charles Despiau reste le summum de son œuvre. C’est un aviateur qui posa pour Apollon, commandé quelques mois avant l’Exposition Universelle de 1937.
Mais l’œuvre ne fut pas achevée à temps et Despiau y travailla jusqu’à sa mort. Haute de 5 m, la statue était destinée à être placée sur la terrasse du musée d’Art Moderne de Paris.
Apollon , dieu solaire qui parcourt quotidiennement le ciel sur son char, porte une draperie sur le bras gauche.
Représenté nu, le visage impassible, le plus beau des dieux, l’éphèbe par excellence , est l’image vivante de l’éternelle jeunesse .
Naissance des formes: bronze - rue Gambetta
L’artiste russe Ossip Zadkine (1890-1967) réalisa cette œuvre en 1947 . Il met en valeur la création artistique, le dynamisme et le lyrisme des formes.
Il utilise les éléments classiques du vocabulaire cubiste : stylisation des traits du visage, traduction des reliefs par des creux.
La partie figurée, à savoir les deux figures qui enserrent l’espace, est un écrin de la zone vide qui devient la partie importante de la sculpture.
| Le Torero: bronze - place des Arènes |
Mauro Corda (né en 1960), d’origine italienne, avait fait l’objet en 1991 d’une exposition au musée Despiau-Wlérick.
Parmi les oeuvres présentées fut particulièrement remarquée une petite sculpture de 40 cm : « Le Torero ».
La ville de Mont de Marsan passa alors commande d’une sculpture monumentale, installée place des Arènes, en 1986 , lieu emblématique de la tauromachie.
| La Force: résine statifiée - place Stanislas Baron |
Raoul Lamourdedieu (1877-1953) a réalisé la Force en 1920, installée sur la place Stanislas Baron depuis 1990 .
Symbolisant l’affrontement entre l’homme et l’animal, thème évocateur des jeux tauromachiques familiers à Mont de Marsan, le modèle de cette sculpture a été réalisé dans les années 20.
Don du fils de l’artiste au musée Despiau-Wlérick en 1984, l’œuvre originelle a servi à réaliser cet agrandissement en résine stratifiée, patinée à l’imitation du bronze.
| Condorcet: résine - place Pancaut |
Le Marquis de Condorcet (1743-1794), célébre girondin, était mathématicien et philosophe. L’épreuve en plâtre fut achevée en 1914 , mais la ville de Ribemont (Aisne), très éprouvée par la guerre de 14-18, ne donna pas suite au projet.
Ce plâtre, à l’échelle, est actuellement déposé à l’Hôtel de Ville du Mans. Une autre épreuve de taille réduite est conservée au musée Despiau-Wlérick.
La statue de la place Joseph Pancaut a été inaugurée le 28 janvier 1989 , la même année que le transfert des cendres au Panthéon de ce symbole de la Révolution.
| Porte de Mer: Cale de l'Abreuvoir |
Claude Viseux . (1927-1982)
D’abord élève de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris en architecture à la fin des années 1940, il s’oriente ensuite vers la peinture, puis découvre la sculpture, domaine où il se spécialisera à partir de 1958.
Tenant de l’abstraction lyrique en peinture , il développe une production sculptée monumentale utilisant souvent l’acier inoxydable.
Auteur d’un emblématique échassier landais créé pour la Ville de Mont de Marsan, il offre en 2002 une structure intitulée « Porte de mer », projet non abouti réalisé en 1982 pour la Ville du Havre. On retrouve dans cette œuvre une mise en œuvre assez minimaliste reprenant les techniques utilisées par l’industrie alliant IPN et flotteurs.
| Femme en position yoga: Terrasses des Musées (au pied du donjon Lacataye) |
Léon Drivier
Il débute comme élève de Barrias à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, puis est engagé comme praticien dans l’atelier d’Auguste Rodin.
Il expose au Salon des Artistes Français dès 1 897 , puis aux Salons annuels parisiens.
La production de Drivier est importante et dénote des influences diverses telles que celle de Rodin, du Moyen-Age ou de la Renaissance.
Membre à part entière de la « Bande à Schnegg », on retrouve chez lui les préoccupations stylistiques d’artistes comme Despiau ou Wlérick.
A la fin de sa carrière, il est admis à l’Académie des Beaux-Arts.
| Faune: Terrasses des Musées (au pied du donjon Lacataye) |
Félix Févola (1882-1953)
Le sculpteur Felix-Pascal Fevola, élève de Thomas et d’Injalbe rt, fut reconnu dès ses débuts puisqu’il fut récompensé de nombreux prix hors concours entre 1906 et 1927 . Il participa à l’exposition internationale des Arts et Techniques de Paris en 1937 où il rencontra les grands noms de la sculpture de l’époque. Oeuvrant en particulier pour sa ville natale de Poissy, il réalisa de nombreuses sculptures comme le décor du cimetière, le monument aux morts ou encore une statue de Louis IX .
| Repentir ou les remords: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Albert Pommier (1880-1944)
Le sculpteur Albert Pommier fut l’élève de Barrias à l’Ecole des Beaux-arts de Paris mais dont la formation, selon lui, ne fut pas profitable à sa carrière. Bénéficiant d’une bourse, il se rend à la villa Abd-l-Tif d’Alger afin de parfaire son art. Il doit dès lors répondre à de nombreuses et importantes commandes notamment en 1937 où il réalise un groupe monumental pour le Palais Chaillot durant l’Exposition internationale.
Cependant, Pommier se distingue plus nettement avec ses médailles, ses plaquettes en bronze commémorant la vie des Poilus de 14/18 ou exposant la vie des autochtones maghrébines…
Lié au courant de rénovation de la sculpture figurative initié par Charles Despiau, Albert Pommier développe un art équilibré et synthétique .
| Vénus: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Emmanuel Auricoste (1908-1995)
Le sculpteur Emmanuel Auricoste fut l’élève de Bourdelle ainsi que de Despiau ce qui lui assura son entrée dans les grands salons de l’époque . Il fut récompensé par de nombreuses médailles, il devient dès lors professeur à l’Ecole des Arts décoratifs de Paris puis à l’Ecole des Beaux-arts d’Orléans , où il s’installe.
Réputé pour ses ensembles sculptés monumentaux, il réalisa notamment les bas reliefs du Palais Chaillot, ainsi que la porte en bronze du Palais des Nations de Genève.
Il développe un art classique , en référence à l’art de Despiau.
Cependant, après la guerre, il libère la forme de ses sculptures et s’autorise une certaine fantaisie .
| Bacchante: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Charles Despiau (1874-1946)
Elève au lycée Victor Duruy, ses talents de dessinateur sont très vite décelés par son professeur de dessin qui lui obtient une bourse pour l’Ecole des Beaux-arts de Paris. Reçu en 1895, il entre dans l’atelier de Barrias qu’il quitte trois ans plus tard. Remarqué en 1903 par Rodin au salon de la Société Nationale des Beaux-arts, il le contacta en 1906 pour intègrer son atelier. En 1923, il fonde le Salon des Tuileries avec Maillol, Bourdelle, Wlérick entre autres. Sa renom est devenue internationale. Il reçoit une commande pour la réalisation d’une œuvre monumentale, Apollon , destinée au palais de Tokyo à l’Exposition internationale de 1937 : elle ne sera achevée qu’en 1946.
Considéré comme l’un des maîtres de la sculpture française du XXème siècle, il s’impose par la simplicité dépouillée de ses œuvres, éloignée de l’académisme officiel .
| Stèle: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Etienne Hadju (Transylvanie, Roumanie, 1907 - Bagneux, 1996)
D’origine roumaine et hongroise , le sculpteur Etienne Hajdu étudie durant trois ans à Budapest et à Vienne à l’Ecole des Arts décoratifs auprès d’Hoffmann, maître de Le Corbusier avant son arrivée en France en 1927. Intégrant alors l’Académie de la Grande Chaumière , il devient l’élève de Bourdelle puis celui de Niclausse à l’Ecole des Arts décoratifs de Paris jusqu’en 1929. Ayant parcouru l’Europe et l’Amérique latine, il se passionne pour l’art roman et l’art des civilisations anciennes (Grèce, Amérique latine) qui l’inspirent dans un certain nombre de ses œuvres. A partir de 1947, il donne des cours de sculpture à l’atelier de Fernand Léger.
En perpétuelle recherche de la beauté idéale , Hajdu use de la lumière comme matériau essentiel et indispensable à la réalisation de ses œuvres métalliques ou estampées . Dynamique et fluide, sa sculpture abstraite lui vaut en 1969 le Grand Prix de sculpture.
Stèle de 1949, en est la parfaite représentation, entre dynamisme et fluidité des volumes .
| Le Prophète: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Louis Chavignier (1922-1972)
Le sculpteur Louis Chavignier intègre, après la Libération, l’Ecole des Beaux-arts de Paris où il devient l’élève de Saupique et de Niclausse . Devenu restaurateur des œuvres égyptiennes et khmères des musées du Louvre et Guimet, il atteint très vite une renommée internationale en exposant dans de nombreuses Biennales ou autres manifestations. Professeur à la Sorbonne et aux Beaux-arts depuis le début des années 70, il est récompensé de l’Ordre national des Arts et des Lettres.
Sa manière non-figurative est en partie influencée par sa rencontre avec Giacometti en 1961, mais sa technique tend de plus en plus vers une sculpture dépouillée aux formes déchiquetées . A la fin de sa vie, Chavignier exploite une technique plus expressionniste et révèle ainsi son attachement à démontrer la richesse des matériaux dits « humbles » qu’il emploie (plâtre, bois, bronze…).
| Fleur ou Vénus: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Maria Papa (née en 1926)
L’artiste polonaise Maria Papa (Maria Baranowska, dit) fut formée en tant que peintre et sculpteur à l’Ecole des Beaux-arts de Varsovie . Bénéficiant d’une bourse de l’UNESCO, elle arrive à Paris pour parfaire sa formation et s’y fixe dès 1956. Dès le début des années 60, elle expose dans de nombreuses manifestations personnelles ou dans des salons internationaux annuels tels qu’à Carrare, Milan ou encore Paris . Mais, lors d’un séjour en Italie, après avoir reçu une formation en céramique et terre cuite , elle abandonne définitivement la peinture pour se consacrer à la sculpture.
Grâce à une bourse de la Fondation Copley (1966), elle peut proposer des œuvres en marbre où sa conception est de prendre en compte la nature du matériau en rappelant la forme originelle du bloc dont est issu son œuvre.
| Urano: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Pablo Gargallo (1881-134)
Elève de l’école des Beaux-arts de Barcelone dès 1898, Pablo Gargallo rencontre à la même époque Picasso qui le laissera ébahi, quelques années plus tard, avec les premières œuvres cubistes. Ayant obtenu une bourse en 1912, il se rend à Paris mais, rapidement, il doit retourner en Espagne où il demeure jusqu’en 1925. Cette année-là, il s’installe à Paris où il devient sociétaire du S alon d’Automne tout en exposant dans les grands salons artistiques de l’époque.
Très novateur dans ses recherches esthétiques , Gargallo s’attaque assez rapidement aux matières les plus dures avec un génie imaginatif fertile . Dans Urano , l’artiste fait fusionner le modèle gréco-romain à la sculpture moderne en alternant les formes pleines et les formes vides apportant de la légèreté à l’œuvre.
| Isard, Coq de Bruyère, Ours, Aigle des Pyrénées: place Marguerite de Navarre |
Paul Sylvestre (né en 1884)
Sculpteur de monuments et de sujets de genre, Paul Silvestre fut formé par Mercié et Carlès . En 1912, quand il reçoit le Grand prix de Rome de sculpture. Dès lors, il est récompensé de nombreuses fois.
En 1926, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur . Sociétaire hors concours, il obtient un diplôme d’honneur pour l’Exposition internationale des Arts et Techniques à Paris en 1937 pour ses quatre stèles animalières réalisées pour le décor d’une fontaine installée dans le pavillon Languedoc-Pyrénées.

| Zeus: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Robert Wlérick
| Athlète au javelot ou Hercule: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Robert Wlérick
| Rolande: place Marguerite de Navarre (au jardin de sculptures) |
Robert Wlérick
| L'Echassier: acier - rond point route de Bordeaux/Sabres |
La ville de Mont de Marsan commande à Claude Viseux une œuvre en 1994 pour orner ce rond-point, réalisée en 1995. Il s’agit d’une sculpture monumentale mesurant près de huit mètres de haut et composée de vingt et un morceaux soudés.
A travers ce berger landais sur ses échasses , Viseux exprime avec cette structure tripode toute sa technique d’assemblage par la soudure pour faire un seul être de ce berger prolongé par ses échasses. Appelé familièrement la « Pince à cornichons » par les Montois !
| L'Accueil: bois - rond point de la Hiroire |
Réalisée par l’artiste José Subira-Puig (né en 1925) en 1975.
Le matériau utilisé pour cette structure monumentale, le bois, symbolise la chaleur, la qualité, la force expressive, les empreintes conservées d’une vie antérieure. Le sculpteur alterne l’emploi du plein (il assemble, articule, équilibre, ajuste des lames étroites) et du vide (les trous et les fentes laissés entre chaque pièce absorbent la lumière).
C’est un véritable spécialiste dans la réalisation d’oeuvres monumentales.