| L'église de la Saint-Médard |
La construction de cette église à chevet plat, située sur l’Avenue de Villeneuve (direction Villeneuve de Marsan, quartier Saint-Médard) remonte à la fin du XIème siècle. Ravagée une première fois au XVIème siècle, incendiée par les protestants en 1569, elle fut restaurée au XVIIème siècle.
Le bâtiment voûté, à gauche, devait servir de salle d’accueil.
La pierre mise à nu prend une belle teinte chaude.
Au-dessus de l’entrée dans le porche, protégé par une vitre, un saint Antoine barbu est accompagné de son cochon (XVIIIème siècle). Depuis le XIVème siècle, le saint apparaît invariablement à côté d’un porc. En fait, Saint-Antoine est le patron des Antonins. S’il était interdit de laisser les porcs rôder en liberté dans les rues, une dérogation était faite pour ceux qui appartenaient à ces frères hospitaliers. Leurs cochons munis d’une clochette pouvaient errer librement…
La très belle porte d’entrée dans la nef date du grand siècle. L’un des battants montre Saint-Antoine, à nouveau flanqué de son cochon clariné ; l’autre battant, très endommagé à la Révolution s’orne d’un saint Jean-Baptiste, patron de la paroisse.
Au-dessus de l’entrée de la nef, intérieurement, le panneau de bois polychromé (saint Jean-Baptiste) remonte au XVIIème siècle.
Quant au grand tableau académique du Christ descendu de la croix, c’est un don de Napoléon III.
La voûte de la nef est en berceau longitudinal.
La porte du tabernacle représenta la flagellation du Christ, sur le panneau de gauche, son baptême, et sur celui de droite, la décapitation de Jean-Baptiste.
Une crucifixion, œuvre récente d’un peintre local domine l’autel. Deux colonnes torses encadrent cette toile, avec de part et d’autre, dans des niches, un saint Pierre et un saint Jean-Baptiste polychromés et dorés du milieu du XVIIIème siècle. Deux têtes d’angelot au plan inférieur et un Père éternel en hauteur complètent l’ensemble.
A noter encore : la table sainte, le crucifix (pieds cloués séparément), une statue de la Vierge, dorée à la feuille (chapelle de gauche), un tableau de pape (saint Grégoire ?) dans le bas-côté sud, et un autre tableau daté de 1772, portrait de saint Jean l’évangéliste (bas-côté nord).
La place tenue par Saint Antoine dans cette église a de quoi surprendre. L’omniprésence du saint peut être attribuée au fait que la chapelle, après avoir été incendiée, a vraisemblablement servi d’hôpital. Or saint Antoine, comme il a été dit précédemment, est le patron des Antonins dont l’une des missions est de soigner les malades.
L’église a eu pour desservant au XIXème siècle l’Abbé Guichené, inventeur du roulement à billes qu’il appelait « la boîte à chapelets ». Ce curé ingénieux avait placé sur la façade du presbytère une caisse contenant une pendule électrique grâce à laquelle il faisait sonner les heures sur la cloche de l'église.
| L'église Saint-Vincent-de-Paul |
Cette belle réalisation de l’architecte Dépruneaux, située à 1,5 km du centre-ville route de Canenx (rond-point du centre commercial Carrefour), est bâtie sur le modèle des bergeries landaises. Son toit d’ardoise à deux eaux descend en pente abrupte presque jusqu’au sol.
Les matériaux de construction sont ceux de l’architecture moderne : béton et verre. Un immense vitrail occupe la majeure partie de la façade triangulaire, au sommet suraigu.
Trois ouvertures, elle aussi en triangle, s’ouvrent à la base du toit, sur les murs latéraux de l’édifice.
A l’intérieur, la
charpente de bois verni est apparente. Le soleil en filtrant à travers les nombreux vitraux aux couleurs franches, diffuse une lumière irisée.
| L'église de Saint-Jean-d'Août |
Une ancienne chapelle que l’on nommait « caperotte » servit de fondation à la nouvelle église édifiée par l’architecte Osane qui ne voulut pas être rémunéré de par sa qualité de paroissien fidèle et dévoué. Le lieu de culte dont le clocher s’élança dans le ciel en 1866, prit la forme d’une bergerie symbolisant la ferveur landaise.
Le 2 janvier 1958, la société Lussault de Tiffauges en Vendée, fournit et installa une horloge au clocher de l’église pour un montant de 780 000 francs, dont 528 000 de matériel.